Quand nous avons décidé de partir au Gabon avec nos deux enfants — Jonathan, 11 ans, et Théo, 5 ans — nos proches nous ont regardés avec des yeux ronds. "Le Gabon ? En famille ? Vous êtes sûrs ?" Aujourd'hui, six mois après notre retour, nous pouvons l'affirmer : ce séjour à Akaka avec Aventure.ga a été le plus beau voyage de notre vie.
L'arrivée à Port-Gentil : le début de l'aventure
Nico, notre guide-chauffeur, nous attendait à l'aéroport de Port-Gentil avec un sourire contagieux. Dès les premiers kilomètres, les enfants étaient scotchés aux vitres du 4x4. La végétation luxuriante, les oiseaux multicolores, l'odeur de la terre rouge après la pluie… Tout était nouveau, tout était fascinant.
Notre première nuit au Bougainvillier, l'hôtel partenaire d'Aventure.ga à Port-Gentil, nous a permis de récupérer du voyage. Alexandra, la responsable, avait préparé une chambre familiale avec une attention particulière pour les enfants : jus de fruits frais, petits gâteaux locaux et une carte illustrée du Gabon pour qu'ils puissent suivre notre itinéraire.
La traversée en pirogue : 66 kilomètres de magie
Le lendemain matin, direction la lagune d'Iguéla. Deux heures de pirogue pour rejoindre Akaka, à travers la lagune puis en remontant la rivière Rembo Ngowe. Les enfants n'en revenaient pas : des aigles pêcheurs plongeant à quelques mètres de nous, des martins-pêcheurs bleu électrique, et à un moment… un crocodile immobile sur la berge.
"Papa, c'est un vrai crocodile ?!" — Jonathan n'a pas fermé l'œil de toute la traversée après ça. Et Théo prenait des photos avec une concentration de professionnel.
Larry, le coordinateur logistique d'Aventure.ga, avait tout prévu : gilets de sauvetage adaptés aux enfants, encas, eau fraîche, et même un parasol pour le soleil de midi. On sentait qu'on était entre de bonnes mains.
Akaka : le cœur battant de la forêt
Quand la pirogue a accosté au camp d'Akaka, nous avons compris pourquoi on surnomme cet endroit "l'Okavango du Gabon". La forêt primaire, dense et vivante, nous enveloppait. Le camp, simple mais confortable, était niché entre les arbres géants, avec vue sur la rivière.
Lauguy, le manager de la base de Loango, nous a accueillis avec une gentillesse naturelle. Il a pris le temps d'expliquer aux enfants les bruits de la forêt — le chant des calaos, le tambourinage lointain des gorilles sur leur poitrine, le froissement des feuilles quand un potamochère passe.
Face à face avec les éléphants de forêt
Le deuxième jour, au lever du soleil, Nico nous a emmenés en pirogue silencieuse le long de la rivière. Et là… trois éléphants de forêt, à moins de 30 mètres, venaient boire au bord de l'eau. Un adulte immense et deux plus jeunes.
Personne n'a parlé. Même Jonathan, d'habitude incapable de rester immobile plus de trente secondes, était pétrifié d'émerveillement. Théo pleurait silencieusement — de bonheur, nous a-t-il expliqué plus tard.
"Maman, l'éléphant m'a regardé. Il m'a vraiment regardé dans les yeux." — Théo, 5 ans. Ce moment restera gravé dans notre mémoire familiale pour toujours.
Nous avons observé les éléphants pendant presque une heure. Nico connaissait leurs habitudes, savait où se placer pour ne pas les déranger, et nous expliquait leur comportement avec une passion communicative. On comprenait qu'il ne faisait pas juste un métier — il vivait sa vocation.
La randonnée dans la jungle
L'après-midi, randonnée en forêt primaire. Les enfants marchaient en file indienne, fascinés par les champignons géants multicolores, les lianes aussi épaisses que des bras, les empreintes d'animaux dans la boue. Nico identifiait chaque trace : "Ça, c'est un céphalophe. Là, un sitatunga est passé cette nuit."
Et puis le moment que personne n'attendait : à travers le feuillage, un dos argenté. Un gorille mâle, imposant et serein, qui nous observait autant que nous l'observions. L'échange de regards a duré peut-être dix secondes — une éternité. Il a ensuite repris sa route dans la végétation dense, sans hâte.
Les nuits à Akaka
Les nuits à Akaka sont une expérience en soi. La symphonie de la forêt — grenouilles, insectes, oiseaux nocturnes — est hypnotique. Les enfants avaient peur la première nuit. La deuxième, ils ne voulaient plus dormir à l'intérieur et suppliaient pour qu'on installe les lits sur la terrasse.
Nous avons passé notre dernière soirée autour d'un feu de camp avec l'équipe d'Aventure.ga. Nico jouait de la guitare, Lauguy racontait des légendes locales sur les esprits de la forêt. Les enfants étaient captivés. C'était simple, authentique, et profondément humain.
Le retour : des enfants transformés
Au retour à Port-Gentil, puis en France, quelque chose avait changé. Jonathan, qui passait ses journées sur les écrans, s'est mis à dévorer des documentaires sur l'Afrique équatoriale. Théo a fait un dessin géant de "l'éléphant d'Akaka" qu'il a accroché au-dessus de son lit — et qu'il montre fièrement à tous ceux qui viennent à la maison.
Mais au-delà des anecdotes, c'est notre rapport à la nature qui a été bouleversé. On avait vécu quelque chose de rare et précieux : une immersion totale dans un écosystème encore vierge, guidés par des gens qui aiment profondément leur terre.
Pourquoi Aventure.ga
Ce qui distingue Aventure.ga des autres opérateurs, c'est l'authenticité. Pas de lodges de luxe surfaits, pas de tourisme de masse — ici, on est maximum 6 voyageurs. L'équipe connaît chaque recoin de la forêt, chaque animal par son comportement. Nico, Alexandra, Larry, Lauguy… ce ne sont pas des prestataires, ce sont des passionnés qui partagent leur monde.
Le tarif est honnête pour l'expérience proposée, bien en dessous des lodges haut de gamme qui facturent le triple pour un safari plus "touristique" et moins authentique. Et surtout, l'organisation était impeccable : tout était anticipé, y compris les besoins spécifiques d'une famille avec enfants.
Notre conseil
Si vous hésitez à partir au Gabon en famille : foncez. Akaka est l'un des derniers endroits sur Terre où l'on peut vivre une rencontre brute avec la nature sauvage, en toute sécurité, avec des guides exceptionnels. Nos enfants en parlent encore chaque semaine. Et nous savons déjà que nous y retournerons.
— Famille Delmas, Frontignan (séjour en août 2025)